En ce début d’année 2019, je voulais suivre la tendance du moment et vous dresser un Top 10 de mes films préférés de 2018. Si certains d’entre eux ont déjà été traités dans des critiques de films, je n’ai pas forcément eu le temps d’aborder tous mes coups de cœur de l’année. Je vous dresse donc ici un Top 10 subjectif des films qui m’ont marqué tout au long de l’année écoulée. Vous êtes prêts ? Alors on est parti !

#10 : Bohemian Rhapsody de Bryan Singer

Bohemian Rhapsody est le premier à se hisser dans ce Top 10 de mes films préférés de 2018. Le biopic de Bryan Singer sur l’histoire du groupe de rock Queen a fait un véritable carton au box-office mondial. Ce succès populaire n’a pas dû échapper à la Hollywood Foreign Press Association qui a attribué à l’heure où j’écris ces lignes la récompense de meilleur film dramatique à Bohemian Rhapsody. Le film est une franche réussite d’un point de vue cinématographique, et si certains peuvent lui reprocher son inexactitude historique, reste que j’ai vécu l’une des séances de cinéma les plus folles de l’année devant ce film.

Ma critique intégrale de Bohemian Rhapsody

Bohemian Rhpasody

#9 : Les Frères Sisters de Jacques Audiard

Premier film français à se hisser dans ce Top 10 de mes films préférés de 2018, Les Frères Sisters est l’une de mes grandes surprises de l’année. En effet, si j’étais conscient du génie de Jacques Audiard, je ne m’attendais pas à apprécier autant ce film qui, en plus de proposer une vision de la conquête de l’Ouest très singulière, propose également le portrait d’une amitié fraternelle avec tout ce qu’elle peut avoir de perverse et viciée. Ce film m’a fait prendre conscience de mon amour pour le genre des films de Western et rien que pour cela je ne pouvais pas décemment l’oublier dans ce Top.

Ma critique intégrale des Frères Sisters

Les Frères Sisters

#8 : Le Grand Bain de Gilles Lellouche

On poursuit ce Top 10 avec un deuxième film français et c’est au tour du Grand Bain de Gilles Lellouche d’être mis en avant. Car Dieu que ce film fait du bien. C’est une expression un peu galvaudée, mais Le Grand Bain est ce qui se rapproche le plus d’un feel good movie. Certes, nous avons été gâtés cette année avec I Feel Good de Kervern et Delépine, mais Le Grand Bain a ce petit truc en plus, cette galerie de personnages dans laquelle tout le monde peut s’identifier, qui octroie au film une portée universelle. Mention spéciale à Marina Foïs qui nous offre la plus belle déclaration d’amour de l’année… dans un rayon de supermarché !

Ma critique intégrale du Grand Bain

Le Grand Bain

#7 : Spider-Man : New Generation / Spider-Man Into the Spider-Verse de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman

C’est la surprise de cette fin d’année, le film que je ne m’attendais pas du tout à mettre dans ce Top 10 et qui a relégué A Star is Born en dehors de ce Top 10, mais Spider-Man : New Generation m’a tellement scotché à mon fauteuil que je me devais d’en parler. Je vous prépare certainement une critique sur le film, mais pour résumer mon avis rapidement, je pense que nous assistons avec ce film à un véritable renouveau du personnage de Spider-Man au cinéma, doublé d’une vraie proposition de cinéma. Je ne blâmerai Marvel qui cette année nous a offert un excellent volet d’Avengers, mais force est de constater que Sony reste encore meilleur pour raconter des histoires sur notre tisseur préféré.

Spider-Man : New Generation

#6 : Ready Player One de Steven Spielberg

Alors celui-ci ne va pas plaire à tout le monde et ce n’est pas grave : j’aime Ready Player One. Certains y ont vu le film d’un vieux réactionnaire critiquant les geeks et leurs références à gogos, d’autres n’y ont vu qu’un amas de culture pop sans intérêt aucun, pour ma part, je retiendrais principalement les 15 dernières minutes, plus intimistes, et qui en disent long sur Steven Spielberg et la façon dont il conçoit la pop culture. Ce n’est pas l’œuvre d’un réactionnaire, c’est le discours d’un cinéaste vieillissant qui porte un regard songeur sur les geeks et sur le monde dans lequel nous vivons. Un monde où les références pop semblent compter plus que les œuvres originelles. Un monde dans lequel le cinéaste ne se reconnaît pas, mais qu’il a conscience d’avoir lui-même façonné.

Ma critique intégrale de Ready Player One

Ready Player One

#5 : Guy de Alex Lutz

S’il y a bien un film dont je suis déçu qu’il n’ait pas fait plus parler de lui, c’est bien Guy de Alex Lutz. Le film était peut-être trop high concept pour le public français, mais pour les cinéphiles qui recherchent un renouveau du cinéma hexagonal, je ne peux que recommander le visionnage de Guy. À la fois méta, très conscient de ce qu’il est, mais également touchant, drôle, enivrant, Guy – et par extension Alex Lutz – nous propose un véritable panorama du show-business à la Michel Drucker. Le portrait d’un artiste vieillissant, et la naissance d’un cinéaste génial. A voir et à revoir !

Ma critique intégrale de Guy

Guy

#4 : Mission Impossible : Fallout de Christopher McQuarrie

Vous ne vous reconnaissez plus dans le cinéma d’action moderne avec ses effets spéciaux à gogos et ses scénarios monolithiques ? Vous devez donc voir Mission Impossible : Fallout ! Ou plutôt non, revoyez la saga Mission Impossible. Cela peut paraître gros de dire ça dans un Top 10 de films sortis en 2018, mais la simple existence de cette saga qui fêtait cette année ses 22 ans est un pur miracle. Un miracle qui ne tient qu’à une seule chose : Tom Cruise. On lui a craché à la gueule, on l’a descendu de tout bord, même Spielberg, le Grand Manitou d’Hollywood l’a lâché. Et pourtant, le revoilà sur le devant de la scène dans une saga en perpétuelle réinvention sachant conjuguer avec son héritage et ses ambitions de réaliser des films d’action toujours plus fous. Rien que pour cette moitié de film tournée à Paris, le film vaut le coup d’œil. Et pour ceux qui ont encore des doutes, sachez qu’il y a Henry Cavill avec une moustache. Que voulez-vous de plus !

Mission Impossible : Fallout

#3 : Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance de Martin McDonagh

J’ai un aveu à vous faire, je me suis découvert une vraie passion pour le cinéma des Frères Coën en 2018. Je connaissais déjà A Serious Man et Burn After Reading, mais c’est grâce à Three Billboards, QUI N’EST PAS UN FILM DES COEN, que j’ai compris ce que j’aimerais dans leurs autres films. Les dialogues cyniques, la peinture d’une Amérique profonde, la violence détachée, l’humour grinçant, tout ce que vous pouvez trouver dans un Fargo, vous le retrouvez également dans Three Billboards. Et pourtant, ces deux films peuvent s’apprécier comme deux opposés : l’un présentant Frances McDormand comme une flic un peu naïve et l’autre la présentant comme une mère désabusée. Peut-être est-ce l’époque, peut-être est-ce le monde qui a trop changé, toujours est-il que Three Billboards en dit plus sur le monde violent dans lequel on vit en 1h55 que n’importe quel documentaire ou reportage que vous verrez à la télévision.

Three Billboards - Les Panneaux de la Vengeance

#2 : Under the Silver Lake de David Robert Mitchell

J’ai découvert Under the Silver Lake à l’occasion d’une soirée Panic X Chroma organisée au Forum des Halles à Paris. C’était une avant-première en présence du réalisateur. Ces premiers mots, juste avant la projection, furent les suivants : « Ne cherchez pas à tout comprendre… ». Quel bon conseil ! Rarement je n’ai vu un film aussi labyrinthique. Le scénario ouvre des portes qu’il ne refermera jamais, tout fonctionne autour de l’interprétation que le spectateur peut faire de ce qu’il a sous les yeux. Alors je sais, un tel résumé n’est pas forcément en la faveur de ce film, mais croyez-moi, Under the Silver Lake est certainement l’une des expériences cinématographiques les plus fortes qu’il m’ait été donné de vivre. C’est un film parfait pour les cinéphiles qui aiment les jeux de pistes. Chaque scène, chaque plan contient une référence à une œuvre de pop culture. Le discours du film est assez similaire à celui de Ready Player One, mais je vous laisse vous faire votre propre interprétation.

Under the Silver Lake

#1 : La Forme de l’eau de Guillermo Del Toro

Enfin, vous l’aurez deviné si vous avez lu mes critiques tout au long de l’année, mais mon film préféré de 2018 restera pour moi La Forme de l’eau de Guillermo Del Toro. C’est un véritable câlin de cinéma, une couette dans laquelle on aimerait se réfugier pour fuir le monde extérieur. Guillermo Del Toro y déclare son amour pour les monstres, ceux des films et ceux de la vraie vie, mais fait également une véritable déclaration d’amour au cinéma de son enfance. Pour avoir mis en scène la monstruosité sous toutes ses formes, pour avoir mis en scène la scène d’amour la plus poétique de l’année et pour nous avoir rappelé que l’espoir persiste même lorsque tout semble noir, je déclare La Forme de l’eau comme mon film préféré de 2018.

Ma critique intégrale de La Forme de l’Eau

La Forme de l'eau - The Shape of Water