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Mois : juin 2018

Jurassic World Fallen Kingdom : un essai non transformé !

En tant que fan inconditionnel des deux premiers films de la saga Jurassic Park (oui j’adore Le Monde Perdu !!), je ne pouvais pas passer à côté des films de la…

En tant que fan inconditionnel des deux premiers films de la saga Jurassic Park (oui j’adore Le Monde Perdu !!), je ne pouvais pas passer à côté des films de la saga Jurassic World. Si le premier film restait agréable à regarder malgré quelques faiblesses scénaristiques, je fondais de plus grands espoirs sur le second volet de cette trilogie, notamment à cause de son réalisateur : Juan Antonio Bayona. Alors verdict ?

Jurassic World, une suite problématique dans son concept…

Avant de m’atteler à la critique de Jurassic World Fallen Kingdom, je pense qu’il peut être intéressant de faire un retour dans le temps de 3 ans, à la sortie du premier volet. Comme je le disais en introduction, le premier volet de Jurassic World avait posé quelques problèmes à sa sortie, notamment sur son fond qui fonctionnait a priori comme une redite du premier Jurassic Park. On retrouvait l’émerveillement du parc, sa visite, son incident et sa catastrophe. Certaines scènes fonctionnaient d’ailleurs comme des copiés-collés assumés de Jurassic Park et si l’effet nostalgie pouvait prendre par moment, cela devenait un peu agaçant à la longue.

Le premier Jurassic World fonctionnait d’ailleurs plus comme une mise en abîme plutôt qu’en tant que film à part entière. En effet, le pitch du film raconte la création d’un dinosaure artificiel, toujours plus grand, toujours plus haut, toujours plus fort, pour rameuter du public dans le parc. On peut faire ici le parallèle avec les spectateurs des films qui étaient autrefois émerveillés par les effets spéciaux du premier Jurassic Park, mais qui face à l’ampleur qu’ont pris les effets spéciaux dans les années 2000, se retrouvent en 2015 totalement blasés face à des créatures numériques.

Mais cette mise en abîme est-elle suffisante pour construire une saga intéressante sur le long terme ? C’est toute la question qui se posait avec Jurassic World Fallen Kingdom.

Jurassic World Fallen Kindgom : un vrai départ pour la saga !

Fallen Kingdom fait donc suite au premier volet de Jurassic World et on retrouve donc Owen et Claire, l’un s’étant rangé suite à la catastrophe de Jurassic World et l’autre étant devenue une activiste agissant pour la défense des dinosaures vivant en liberté sur l’île. Ils devront unir leur force pour sauver les créatures, menacées par l’éruption d’un volcan jusqu’alors en sommeil.

Le début du film est très encourageant, que ce soit en termes de narration ou de réalisation. Le film s’ouvre sur l’évasion de plusieurs dinosaures de l’île et leur attaque sur un campement militaire. La violence, comme à son habitude, reste suggérée, mais on retrouve une véritable tension horrifique portée par la réalisation de Bayona, auteur de L’Orphelinat et de The Impossible.

Toute la première moitié du film, axée sur le sauvetage des dinosaures et la destruction d’Isla Nublar, semblait d’ailleurs signer le renouveau de la saga qui proposait enfin quelque chose de neuf ; chose qui n’était pas arrivée depuis Jurassic Park III, sorti en 2001 !

Malheureusement, Jurassic World reprend ses droits !

L’un des points les plus détestables du premier Jurassic World, c’était son discours métaphorique et pseudo scientifique de « l’Homme qui se prend pour Dieu ». En effet, le film justifiait la création de « nouveaux dinosaures » issus de manipulations génétiques tout en reprenant le discours de Jurassic Park et l’avertissement contre les dérives de la science. Si ce discours fonctionnait dans les deux premiers Jurassic Park, sa ressortie en 2015 démontrait un sérieux manque d’originalité.

Or, le souci c’est que toute la seconde moitié de Jurassic World Fallen Kingdom reprend cette trame laissée inachevée par le premier film, avec en prime un autre « nouveau dinosaure » : l’Indo-Raptor. Cette seconde moitié du film prend place dans un manoir ce qui rend l’action et la présence des dinosaures totalement ridicule, et on renoue avec des personnages caricaturaux et des twists scénaristiques absolument hors de propos avec en bonus, une révélation sur un personnage lié au clonage humain. Bref du beau n’importe quoi pour une seconde partie certes divertissante, mais totalement hors de propos.

En conclusion de cette critique de Jurassic World Fallen Kingdom, je pense qu’on peut dire que le film est vraiment en demi-teinte. C’est fort dommage quand on connaît le réalisateur qui était aux commandes, mais une fois de plus, forcé de constater que le réalisateur n’avait pas le contrôle créatif sur son film et que les studios ont dû lui forcer la main sur certains aspects du scénario. Restent certaines bonnes scènes d’action, et une conclusion innovante, pleine de promesses qu’il faudra tenir pour le dernier volet de cette trilogie qui sortira certainement en 2020 !

Jurassic World, une suite problématique dans son concept…

Avant de m’atteler à la critique de Jurassic World Fallen Kingdom, je pense qu’il peut être intéressant de faire un retour dans le temps de 3 ans, à la sortie du premier volet. Comme je le disais en introduction, le premier volet de Jurassic World avait posé quelques problèmes à sa sortie, notamment sur son fond qui fonctionnait a priori comme une redite du premier Jurassic Park. On retrouvait l’émerveillement du parc, sa visite, son incident et sa catastrophe. Certaines scènes fonctionnaient d’ailleurs comme des copiés-collés assumés de Jurassic Park et si l’effet nostalgie pouvait prendre par moment, cela devenait un peu agaçant à la longue.

Le premier Jurassic World fonctionnait d’ailleurs plus comme une mise en abîme plutôt qu’en tant que film à part entière. En effet, le pitch du film raconte la création d’un dinosaure artificiel, toujours plus grand, toujours plus haut, toujours plus fort, pour rameuter du public dans le parc. On peut faire ici le parallèle avec les spectateurs des films qui étaient autrefois émerveillés par les effets spéciaux du premier Jurassic Park, mais qui face à l’ampleur qu’ont pris les effets spéciaux dans les années 2000, se retrouvent en 2015 totalement blasés face à des créatures numériques.

Mais cette mise en abîme est-elle suffisante pour construire une saga intéressante sur le long terme ? C’est toute la question qui se posait avec Jurassic World Fallen Kingdom.

Jurassic World Fallen Kindgom : un vrai départ pour la saga !

Fallen Kingdom fait donc suite au premier volet de Jurassic World et on retrouve donc Owen et Claire, l’un s’étant rangé suite à la catastrophe de Jurassic World et l’autre étant devenue une activiste agissant pour la défense des dinosaures vivant en liberté sur l’île. Ils devront unir leur force pour sauver les créatures, menacées par l’éruption d’un volcan jusqu’alors en sommeil.

Le début du film est très encourageant, que ce soit en termes de narration ou de réalisation. Le film s’ouvre sur l’évasion de plusieurs dinosaures de l’île et leur attaque sur un campement militaire. La violence, comme à son habitude, reste suggérée, mais on retrouve une véritable tension horrifique portée par la réalisation de Bayona, auteur de L’Orphelinat et de The Impossible.

Toute la première moitié du film, axée sur le sauvetage des dinosaures et la destruction d’Isla Nublar, semblait d’ailleurs signer le renouveau de la saga qui proposait enfin quelque chose de neuf ; chose qui n’était pas arrivée depuis Jurassic Park III, sorti en 2001 !

Malheureusement, Jurassic World reprend ses droits !

L’un des points les plus détestables du premier Jurassic World, c’était son discours métaphorique et pseudo scientifique de « l’Homme qui se prend pour Dieu ». En effet, le film justifiait la création de « nouveaux dinosaures » issus de manipulations génétiques tout en reprenant le discours de Jurassic Park et l’avertissement contre les dérives de la science. Si ce discours fonctionnait dans les deux premiers Jurassic Park, sa ressortie en 2015 démontrait un sérieux manque d’originalité.

Or, le souci c’est que toute la seconde moitié de Jurassic World Fallen Kingdom reprend cette trame laissée inachevée par le premier film, avec en prime un autre « nouveau dinosaure » : l’Indo-Raptor. Cette seconde moitié du film prend place dans un manoir ce qui rend l’action et la présence des dinosaures totalement ridicule, et on renoue avec des personnages caricaturaux et des twists scénaristiques absolument hors de propos avec en bonus, une révélation sur un personnage lié au clonage humain. Bref du beau n’importe quoi pour une seconde partie certes divertissante, mais totalement hors de propos.

En conclusion de cette critique de Jurassic World Fallen Kingdom, je pense qu’on peut dire que le film est vraiment en demi-teinte. C’est fort dommage quand on connaît le réalisateur qui était aux commandes, mais une fois de plus, forcé de constater que le réalisateur n’avait pas le contrôle créatif sur son film et que les studios ont dû lui forcer la main sur certains aspects du scénario. Restent certaines bonnes scènes d’action, et une conclusion innovante, pleine de promesses qu’il faudra tenir pour le dernier volet de cette trilogie qui sortira certainement en 2020 !

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Ocean’s 8 : on prend les mêmes et on recommence !

Depuis plusieurs années, Hollywood tente de conquérir (ou reconquérir) un public féminin qu’il juge peut-être absent des salles. La stratégie des grands studios ? Adapter et féminiser de grandes licences du…

Depuis plusieurs années, Hollywood tente de conquérir (ou reconquérir) un public féminin qu’il juge peut-être absent des salles. La stratégie des grands studios ? Adapter et féminiser de grandes licences du cinéma grand public américain. Ces sagas cultes ramenaient autrefois un large public au cinéma, pourquoi donc ne pas capitaliser sur ces licences fortes et cibler, en plus, un public féminin ? Après Ghostbuster, c’est donc à la saga des Ocean’s de passer à la moulinette du féministe tendance #metoo… au détriment de la qualité ? C’est ce que nous allons voir avec cette critique d’Ocean’s 8 !

Ocean’s 8 est-il un remake d’Ocean’s 11 ?

En tant que grand amateur du premier volet de la saga, Ocean’s 11, sorti en 2000, j’appréhendais beaucoup le visionnage de Ocean’s 8. Était-ce un remake, un reboot, un spin-off, dans cette valse des anglicismes, il est parfois complexe de s’y retrouver dans cette fièvre hollywoodienne !

Dès ses premières secondes, le film laisse planer le doute. On retrouve le fameux plan iconique d’Ocean’s 11, dans lequel Clooney faisait face à des employés pénitentiaires… Sauf que monsieur Nespresso est ici remplacé par Sandra Bullock. Elle retrouve ensuite Cate Blanchett qui l’attend sur le parking, comme Brad Pitt attendait Clooney dans le film original…

Vous l’aurez compris, dès ses premières scènes, Ocean’s 8 semble prendre le chemin du remake pur et dur du film de Steven Soderberg !

Seulement, le film s’assume également comme une suite. On retrouve un clin d’œil au personnage de George Clooney, Danny Ocean, présumé mort dans cette suite. Sandra Bullock interprète d’ailleurs la sœur du braqueur, une sœur lié à son frère par sa passion pour l’arnaque et les braquages en tout genre, mais qui semble également avoir grandi dans l’ombre de son fraternel.

Alors Ocean’s 8 est-il un remake ou une suite ? Ni l’un, ni l’autre à vrai dire ! Et c’est tout le problème de ce film dont la construction bâtarde ne permet pas d’apprécier totalement le visionnage.

Un casting de qualité… mais mal utilisé !

Le casting d’Ocean’s 8 est surprenant de qualité. Rarement nous aurons vu autant de têtes d’affiche réunies dans un seul film, encore moins étant donné que ce sont toutes des femmes. J’ai pu citer précédemment Sandra Bullock et Cate Blanchett, mais nous avons aussi Anne Hathaway, Rihanna, Sarah Paulson et Helena Bonham Carter ! Des actrices qui n’ont rien à envier en termes de qualité de jeu à leurs homologues masculins… Mais qui se trouvent assez mal utilisées tout au long du film.

En effet, hormis Helena Bonham Carter et la jeune Awkwafina, aucune actrice n’arrive réellement à sortir du lot. Je vais mettre cela sur le compte d’un scénario paresseux, mais en réalité, chaque personnage fonctionne en miroir avec les personnages d’Ocean’s 11.

Pour faire une liste, nous avons donc :

  • Sandra Bullock qui reprend le rôle de George Clooney ;
  • Cate Blanchette, celui de Brad Pitt ;
  • Anne Hathaway, celui de Andy Garcia ;
  • Awkwafina, celui de Matt Damon ;
  • Rihanna, celui de Don Cheadle ;
  • Etc., etc.

Quelques surprises scénaristiques !

Cependant, si je dresse un portrait peu flatteur au travers de cette critique d’Ocean’s 8, le film réserve cependant quelque surprise dans son rythme de croisière. 

En effet, là où le twist du premier film reposait en grande partie sur la présence de Julia Roberts au bras du personnage d’Andy Garcia, Ocean’s 8 a le mérite de ne pas reprendre ce twist de triangle amoureux, faisant de Sandra Bullock et Cate Blanchett un couple lesbien.

Non le véritable twist du film se révèle ici être le personnage d’Anne Hathaway qui cache, derrière son apparente naïveté, un caractère bien trempé et une malignité qui peut faire sourire le spectateur.

Les rebondissements fonctionnent donc et même si le film n’est pas très original, la mécanique du braquage qui tourne plus ou moins bien prend naturellement. La tension fonctionne et les gags aussi.

Mention spéciale pour les apparitions de Shaobo Qin et d’Elliott Gould qui nous réservent deux caméos bien sympathiques, et qui par leur simple présence, peuvent pousser les quelques nouveaux spectateurs à s’intéresser aux films originaux qui sont à n’en pas douter de bien meilleure facture !

Au final, est-ce qu’Ocean’s 8 est un bon film ? Je pense que oui, malgré ces nombreux défauts. Force est de constater que le film a été un succès au box-office et qu’il aura su atteindre sa cible féminine. Pour l’anecdote, c’est ma copine qui est allée voir le film la première et qui m’a conseillé d’aller le voir par la suite. Je pense que beaucoup d’autres spectateurs se sont retrouvés face au film tout comme moi et c’est une bonne chose, car le film n’est pas mauvais comme beaucoup le prétendent. On se prend assez vite au jeu, la mécanique du film de braquage fonctionne, l’action est divertissante et les gags bien amenés. On est certes loin de l’impact d’un Ocean’s 11, mais cela reste un bon divertissement !

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